Si la science prouve que certaines croyances du bouddhisme sont fausses, le bouddhisme les changera.
  
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"Rien à comprendre" - Le boudhisme
LE BOUDDHISME
 

Le bouddhisme est plus une philosophie, un mode de vie, qu'une religion. Le prince SIDDHARTA GAUTAMA, n'était pas un dieu, mais un homme né 543 ans avant Jésus-Christ au sud du Népal. Au cours d'une promenade hors du palais, Siddharta rencontre successivement un vieillard, un homme malade et un enterrement. Il comprit que chaque homme rencontrera sur sa route la vieillesse, la maladie et la mort. Il faut briser le cycle infernal des renaissances qui maintient l'homme dans la souffrance. Le jeune prince cherchera des années durant la solution. Une nuit c'est "l'éveil", il comprend la vraie nature des choses, il trouve le chemin de la libération. Siddharta Gautama est devenu "l'éveillé" : BOUDDHA. Près de Benarès, il transmet à ses disciples sa doctrine (dharma), les Quatres Nobles Vérités, qui portent sur l'universalité de la souffrance, son origine, sa cessation et la libération définitive (Nirvana). Le sage doit anéantir en lui le désir, source de douleurs, pour atteindre le Nirvana. Au cours des siècles, le bouddhisme se propagea dans toute l'Asie, absorbant, sans les combattre les religions et pratiques superstitieuses en place et se divisa en deux branches : le petit véhicule "THERAVADA" et grand véhicule "MAHAYANA". C'est pour cette raison que le Bouddhisme présente des différences d'un pays à l'autre. Aujourd'hui, le bouddhisme compte 350 millions d'adeptes dans le monde.

la Première Noble Vérité, la vie est sujette à la «souffrance».

«Voici la Noble Vérité à propos de la souffrance:

la naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, l'association avec ce que l'on déteste est souffrance, la séparation de ce que l'on aime est souffrance.

Bref, les cinq agrégats d'attachement sont souffrance.

Une fois analysées une par une, ces conditions se manifestent en peine. Chacun de nous fait face à ces conditions dans la vie quotidienne. L'impermanence est un fait universel. Il n'y a rien de ce qui prend naissance voire de ce qui est conditionné qui ne soit sujet à cette loi universelle. En outre, la logique, énoncée par le Bouddha fait savoir que toute chose est également souffrance. Et, même ce qui est appelé «plaisir» se termine par la peine. Tout cela démontre que la peine est inhérente à toute condition de vie basée sur l'attachement.

La deuxième Noble vérité consiste en ce que cette souffrance est causée par l'ignorance, cette dernière venant du désir. A vrai dire, toutes les choses et tous les événements se succèdent en causes et effets.

Il n'y a rien dans le monde phénoménal qui soit à l'écart de la dualité cause-effet. Ainsi, comme toute autre chose, la souffrance a sa cause, mais celle-ci ne peut se trouver hors de nous; elle est en nous. Quelle est donc cette cause ? C'est le désir centré sur l'ego. Les désirs sont inhérents à l'égoïsme, et se manifestent sous diverses formes: querelles, conflits ...

La troisième Noble vérité consiste en ce que cette souffrance peut être éliminée par l'annihilation du désir. On peut mettre un terme à la souffrance en adoptant la Voie du Milieu qui est en fait pour le bouddhiste, la philosophie de la vie. La Voie du Milieu de la réalisation de soi conduisant au but ultime, est octuple à savoir:

1) La compréhension droite, 2) La pensée droite, 3) La parole droite, 4) L'action droite, 5) les moyens d'existence droits, 6) L'effort droit, 7) l'attention droite, 8) la concentration droite.

1) La compréhension droite.

Pour commencer l'adoption de la Voie, nous devrions considérer la réalité de la vie, savoir sa triple caractéristique: impermanence, souffrance et non-soi. Force nous est de posséder une nette compréhension de la nature de l'existence, de la loi morale, des facteurs et éléments composants qui sont à la base de la persistance du cycle des morts et des renaissances.

2) La pensée droite:

Signifie que notre mental doit être pur, affranchi de désirs sensoriels, de volonté malsaine, cruauté ... Dans le même temps, nous devrions vouloir abandonner toutes choses susceptibles d'obstruer notre mental et notre progrès psychologique.

3) La parole droite.

Consiste en l'abstinence du mensonge, de la

médisance, de la parole blessante et du bavardage. Il convient de créer un lien direct entre pensée et action, caractérisé par la bienveillance. La parole droite ne saurait être retentissante outre mesure ou existante, ni poussée par le préjudice, la mauvaise intention ou l'intérêt personnel. Elle ne doit pas être à même d'enflammer des passions ou provoquer des émotions.

4) L'action driote.

C'est généralement l'observance des Cinq préceptes concrétisée par la mise en oeuvre de leurs aspects positifs et négatifs: a) se garder de tuer, mais éprouver de l'amour et de l'innocuité envers tous les êtres vivants. b) Ne rien acquérir de façon illégale, mais user de la charité et de la générosité. c) Ne pas faire mauvais usage des sens, mais chercher à se purifier et à contrôler son être. d) Ne pas se permettre de paroles perverses, mais user de sincérité et d'honnêteté. e) Ne pas s'adonner aux boissons enivrantes, ou se servir de drogues ou produits qui causent l'étourderie, mais pratiquer restriction et vigilance. Pour un néophyte, il est essentiel de pratiquer toutes ces injonctions s'il aspire à une vie supérieure.

5) Moyens d'existence droits.

Le laïc ne doit exercer une fonction nuisible ou injuste à l'égard d'autres êtres vivants. Fraude, tricherie, jeu de hasard... sont considérés comme moyens de vivre malsains. En outre, en est des commerces dont il faut cesser l'usage: ceux des armes, des êtres vivants, de viande, de boissons enivrantes, de poison...Les métiers de: soldat, pécheur, chasseur...y sont inclus. On doit s'affranchir de toute possessivité dans toutes les questions financières, être honnête et droit; ne pas se lier à la prostitution; avoir dans la vie le sens de devoir et de service.

6) L'effort droit.

La perfection de soi peut-être acquise par le rejet de toutes les défauts malsains, en s'appropriant et en nourrissant les qualités opposées. Cette étape est subdivisée en quatre: a) L'effort préventif pour empêcher l'apparition de toutes pensée, parole et action maladroites; choses qui ne doivent surgir. b) L'effort pour expulser une maladresse déjà présente. c) L'effort pour stimuler l'apparition de pensées, paroles et actions saines. d) L'effort pour cultiver toutes les bonnes paroles, pensées et actions déjà existantes.

7) L'attention droite.

Inclue l'état de vigilance permanente concernant:

a) Le corps, b) les sentiments, c) le mental, d) les idées qui y apparaissent. Selon le Bouddhisme, le mental est un sixième sens et rien autre. Le développement d'une attention droite est impératif pour couper court à tout

égarement. Voilà le point culminant du processus intellectuel lié au processus intuitif, ce dernier comprenant la perception directe de la réalité des choses, allant au-delà de la discrimination entre elles qui nous est imposée dans un stade inférieur. Autrement dit, quand les choses nous paraissent être «bonnes» ou «mauvaises», «vraies» ou «fausses», il y a preuve de l'imperfection de notre mental. Les pensées ne constituent qu'un processus nourrissant l'intellect, afin que celui-ci fasse en sorte que le mental diagnostique avec davantage de clarté les choses, et les discerne aussi qu'elles surgissent, et comprenne que le fait de les considérer comme étant variées, relève d'un plan intellectuel de mental. Ce plan nous devrions le transcender, si nous aspirons à un progrès continu, et réaliser la véritable signification de la totalité des

éléments constituent ainsi que la relation entre eux.

8) La concentration droite.

Dans la dernière étape, nous devrions réaliser la constance du mental et l'orienter dans le bon sens. A travers le désir et la concupiscence se nourrit une multitude d'actes malsains volontaires, d'où découle inévitablement une renaissance. Pour vaincre ce processus, nous devrions tout d'abord comprendre que toute chose est impermanente, insatisfaisante (et par conséquent entraîne souffrance), et dénuée de Soi. La véritable connaissance de cela est acquise par la pratique de la méditation, cette dernière comportant deux aspects: actif de la pratique, et passif de réalisation.

La méditation exige que l'on s'asseye paisiblement, le mental serein; et, dans le cas où surgissent des pensées errantes, l'on règle le mental afin de les dominer et les effacer. On respire naturellement; le respiration ne doit en aucun cas être gênée, car elle renferme un intérêt ineffable !

Des procédés tels que le comptage, sont nécessaires au départ afin de s'assurer de la concentration et de l'absorption du mental; cependant, une fois acquis un ferme contrôle de celui-ci (pour empêcher d'errer), ils ne sont plus indispensables. Cependant, il y a cinq obstacles à ôter du mental, ou au moins les atténuer, avant de commencer la pratique et durant celle-ci, à savoir:: a) La sensualité, b) La volonté malsaine c) la léthargie, d) l'inquiétude et le tracas, e) le scepticisme. Lorsque leurs funestes influences se dissipent, nous serons capables de nous concentrer plus facilement munis de la capacité de voir avec netteté croissante notre but ultime. Nous devrions subir un long entraînement pour atteindre l'étape en question, mais quand nous l'atteignons, la concentration est acquise. C'est cela la voie du Nibbana.

 

………………..LE TRIPLE ENTRAINEMENT………………..

La voie de béatitude menant au Nibbâna est triple: moralité, méditation, sagesse. Sila, la moralité, en est le premier stade. Elle inclut toutes les vertus que puisse acquérir une personne honnête et sobre. Elle est identifiée aux vertus en général, et aux qualités supérieures du fait qu'elle est liée avec la purification idéale. Ces qualités relèvent du domaine du corps: la parole, le mental, l'action et la pensée. Il est communément admis qu'elle fait référence en particulier aux cinq préceptes moraux qui constituent le code d'éthiques pratiques pour un laïc.

Lorsque nous recevons les préceptes nous devrions en saisir la teneur et les mettre en pratique dans le but de la purification du mental et de l'établissement de notre être sur la voie d'une vie pure, nouvelle, de discernement et de compassion. Lorsque l'on accède au stade requis, ces simples préceptes seront en oeuvre tous les jours; et, par conséquent, diminuent les souffrances que nous éprouvons et celles que nous causons à autrui. Dans un contexte social la signification des préceptes est étendue. Nous devrions essayer de les suivre à tout moment. Il nous incombe tout d'abord de savoir que le premier précepte consistant en l'abstinence de toute violence, inclue l'interdiction de tuer quelque entité vivante que ce soit, tout en animant en nous des sentiments de compassion et de bienveillance. Ce précepte établit sans doute la fraternité entre homme et homme, femme et femme, homme et femme, êtres humains et animaux. Il s'agit d'éveiller l'intelligence afin être à même d'éprouver à l'égard de tous mansuétude et compassion; ce précepte mis en application peut sauver l'humanité de la destruction.

Quant au second précepte, il prouve la nécessité de la sobriété. Il préconise le renoncement à la cupidité, l'avidité, l'injustice, la compétition ...qui, coûte que coûte, conduisent à acquérir et accumuler des biens au

détriment d'autrui, tel le vol flagrant ... On ne doit même pas s'approprier une feuille ou un brin d'herbe de telles façon, ni commettre une malhonnêtelé, mais respecter les droits des autres de propriété.

Le troisième précepte est également d'importance capitale d'un point de vue social. Il comprend le contrôle de soi, et met en garde contre l'abus de gratification des seus de quelque façon que ce soit. Il confirme en outre la fidélité dans la vie conjugale, et réduit tout excès physique. Il sauvegarde santé et vie familiale, deux choses basées sur l'unité dans la société humaine. De plus, il entraîne au contrôle des impulsions sexuelles plaçant celles-ci dans des limites raisonnables.

Le quatrième précepte affirme la nécessité de l'attention quant à la parole, car le mensonge est corrupteur du mental du sujet, et nuisible à autrui. Mentir et calomnier, voila des types de tromperies. Et, faire perdre à quelqu'un ses bonnes moeurs est plus graves que le dépouiller de son argent. Quand à la dissimulation dans la société, elle est une catastrophe relevant de l'échec des nations à entretenir entre elles des dialogues. Il convient donc que nos actes soient en harmonie avec nos dires.

Le cinquième précepte est d'une extrême importance, car dans le cas ou il n'est pas observé, l'observance des autres préceptes ne peut être. S'adonner aux drogues et à l'alcool affaiblit le moral de l'homme; fléau qui tourmente la société. De même que bonnes oeuvres répétées créent la bienveillance, de même tels intoxicants font le malheur de la société.

Aucun des préceptes n'est négligé effectivement sans causer un mal mental dans la société. Néanmoins, le dévôt ne doit pas se contenter d'observer les cinq préceptes, il doit tout au plus (notamment le jour de la pleine lune) observer les huit préceptes ou dix, grâce à quoi il avance sur la Voie.

Il est essentiel de pratiquer la méditation; celle-ci se nomme «bhavana» (culture du mental) du fait qu’elle mène à la stabilté et la quiètude de celui-ci. Le mental indiscipliné est source d’égarement total au point de l’impossibilité de le contrôler. Ainsi suit-il toute idée, pensée ou imagination nuisibles. Afin empêcher une telle errance novice, le mental doit être fixé sur un objet précis jusqu’à réaliser la concentration. Dans le cours de la pratique, le mental s’affranchit graduellement de ses errances, et se fixe sur l’objet en question. Par la méditation sur l’amour bienveillant on peut réduire les penchants d’inimité et de haine. Par la méditation sur la nature transitoire des plaisirs du monde, on atténue leur recherche. Grâce à une pratique assidue, et à un développement de la compassion, on abolit cruauté et désir de nuire à autrui. En voyant toute la détresse dans le monde, on ne doit pas rester inactif, mais être résolu à ne l’alimenter d’aucune façon: pensée, parole ou acte. En revanche, éprouver la joie de solidarité c’est se réjouir de la prospérité des autres, partager avec eux l’allégresse de leur succès en éliminant envie et jalousie. L’équanimité est réalisée par le fait d’amener ces quatre états du mental à la perfection du mental; en fait, elle est inhérente au discernement, et par conséquent inébranlable; c’est dans celui-ci que réside son aposée.

Quelle est la portée essentielle de la méditation? Pour toutes les écoles bouddhiques, le but ultime de la méditation c’est le Nibbâna (Nirvana). Celui-ci marque l’extinction du désir, de la haine, et de l’illusion. Il y a en outre d’autres avantages à tirer de la méditation dans la solitude: longue vie, bonne réputation, assurance qui ôte la peur; élimination de la paresse, la cupidité, l’illusion et l’orgueil; ainsi que la fondation d’une génération heureuse. A travers la méditation nous pouvons constater la triple caractéristique du soi: transitoire, insatisfait, illusoire. La méditation établit la jonction entre conception intellectuelle de la vérité, et l’authentique expérience de la vérité. La méditation n’est pas seulement un remède contre la maladie mentale, mais aussi contre la maladie physique.

La sagesse est le troisième, le dernier stade de la Voie: après observance de la moralité, l’aspirant concentre son mental, puis pratique la méditation dans le but de discerner la véritable nature des choses. La sagesse se définit par la compréhension droite de la véritable nature du monde, à savoir que celui-ci est transitoire et dépourvu de substance. La connaissance est triple: une acquise par l’apprentissage (en écoutant, par ex…), une autre par la réflexion, et une troisième par la méditation. Cette sagesse marque le sommet, le point culminant dans le triple entraînement conduisant au Nibbana.

 

………………..KAMMA………………..

Kamma (ou karma) dans le sens le plus général désigne toutes les actions de toutes natures. Kamma n’est pas fataliste, ni doctrine de prédétermination: le passé influence le présent et le présent influence le futur, dans une même vie ou d’une vie à l’autre. Il y a d’abord la cause puis l’effet qui en découle. Ainsi parlons-nous du

kamma pour faire allusion à la loi de causalité. Nous sommes nous-mêmes responsables des joies et des peines que nous éprouvons. Nous bâtissons nos propres paradis et enfers. Nous sommes les architectes de nos destins. Bref nous-mêmes sommes notre Kamma; cela s’exprime à travers nos actes et les résultats de ceux-ci. Sur cela, le Bouddha dit: «Toute entité vivante a son Kamma propre, comme son bien propre, son héritage, sa cause, ses parents, son refuge. Le kamma est ce qui différencie toutes les entités en état haut et bas.» (le sens littéral de Kamma est: action). Le Bouddhisme définit brièvement les volitions méritoires et déméritoires, comme étant le Kamma. Le Bouddha dit: «C’est la volition du mental que je nomme Kamma; c’est ce que l’on veut accomplir comme actes à travers le corps, la parole ou le mental.» Le Bouddha dit encore: «Si un homme devait tout recevoir selon ses actions, aucune vie vertueuse ne serait possible, pas plus qu’il ne serait possible d’échapper à la douleur. L’homme n’est pas obligé de façon absolue de payer tous les arriérés; autrement dit, il n’est pas esclave du Kamma. L’occasion est offerte à tout individu d’effacer la majeure partie de son Kamma grace à la méditation; dans le cas contraire le nibbâna ne peut-être atteint, et le cycle de morts et renaissances se poursuivra. Le Bouddhisme ne croit pas en un Etre qui rétribue ou punit, ni en un Dieu Créateur, car nous sommes les architectes de nos propres destins.

 

………………..RENAISSANCE………………..

Pour expliquer la conception bouddhiste de renaissance de l’entité vivante, je dois d’abord expliquer notre point de vue concernant la conscience. En fait, la conscience demeure vivante après la mort. Et, chaque moment de conscience est chargé de toutes les impressions qui lui sont inhérents. Le mental et le corps sont par conséquents changeants; nous sommes en effet incessamment renaissants. Chaque moment de conscience engendre sans interruption, un autre qui le suit immédiatement. Autrement dit, tout moment passant est suivi par un autre en relation avec les précédents…

Quand le processus commence-t-il? Selon le Bouddhisme, la naissance de l’être n’en marque pas un commencement: il n’a pas de commencement. Depuis

l’éternité nous sommes dans un cycle ininterrompu de morts et de naissances, et à tout moment nous accumulons ce que nous appelons Kamma. Ce dernier se définit par une collection que nous assemblons autour de nous, de «bonnes» et «mauvaises» actions, ainsi que de pensées qui, inévitablement, déterminent nos vies et nos futurs. Ce processus finit-il avec la mort? Non, tant que nous demeurons dans les chaînes de nos désirs, amours, haines, cupidités, anxiétés, peurs et orgueils. Si nous voulons anéantir tout cela et nous dégager de l’accumulation de Kamma, nous en serons libérés. Au cas contraire, nous continuerons notre cycle de renaissances. Je veux dire par là qu’il n’y a pas d’interruption entre les moments successifs de conscience. En effet, il n’y a pas d’interruption entre le dernier moment de conscience chez une entité vivante, et le début du moment suivant…, ils sont liés par un processus. C’est parce-que le moment de la mort engendre le moment de conscience déjà dans le sein de la mère, et continue son héritage de Kamma.

Néanmoins, ce concept diffère de celui de la «transmigration» selon lequel il s’agit d’une âme qui reçoit un corps après un autre. D’après le Bouddhisme, il n’y a pas de transmigration d’âme, car la conception de l’existence d’une âme immuable qui transmigre d’un corps à un autre, ne peut-être compatible avec notre être souillé ou purifié par nos seules pensées et actions. La conception bouddhiste selon laquelle l’être vivant reprend naissance, est claire en ce qu’à chaque moment, par nos actes et pensées nous allons vers l’évolution ou l’involution.

Mais s’il n’existe pas d’âme individuelle transmigrant d’un corps à un autre, qu’est-ce donc qui reprend naissance? Voilà une énigme pour beaucoup de gens. Selon le Bouddhisme, une personne morte à Londres, par exemple, peut renaître à Paris, pourvue du Kamma qu’elle avait accumulé. Le corps de cette personne morte à Londres dégage-t-il quelque chose qui voyage jusqu’à Paris pour y renaître (prendre un nouveau corps)? Comment la mort de quelqu’un pourrait-elle être liée à la naissance de quelqu’un d’autre?

Selon le Bouddhisme, il n’existe pas une entité qui quitte un corps pour s’introduire dans un autre. Toutefois, nous croyons que toute chose vient à l’existence à partir d’une autre qui la précède et à son tour elle se constituera en tant que cause d’une chose suivante. Par conséquent, le désir, la volonté de posséder des choses, surgit et se concrétise. Et, ce désir, ce caprice de posséder, entraîne une renaissance. Ainsi, au dernier moment de la mort, l’être vivant est entraîné à renaître en bébé transportant son Kamma.

Le changement du corps ne peut arrêter le courant de conscience. Après la mort, le corps est brûlé, mais pas le désir. En effet, sous certaines conditions, un nouvel être apparaît: dans un oeuf, dans un utérus, dans l’humidité, ou par une naissance primesautière, et ce selon le Kamma.

 

………………..LES TROIS CARACTERISTIQUES………………..

La nature de l’existence comprend les caractéristiques principales suivantes:

1. Impermanence (anicca)

2. Souffrance (dukkha)

3. Non-soi (ou absence d’égo) (anatta)

(1) L’impermanence (anicca) signifie qu’en ce monde aucune chose n’est permanente. Tout ce que nous voyons autour de nous semble du premier abord, stable, alors qu’en réalité il est dans un état de continuel changement. Les fleurs qui sont aujourd’hui resplendissantes, demain seront fanées. L’impermanence est une loi universelle à laquelle rien n’échappe, des plus puissants systèmes astronomiques jusqu’aux formes de vie les plus microscopiques.

(2) La mot dukkha est traduit par «souffrance»,

«malheur», «insatisfaction». La première Noble Vérité peut être résumée par ce seul mot. La cause de dukkha tel que nous le montre la seconde Noble Vérité, est le désir, la concupiscence pour le plaisir sensoriel, pour l'existence ou pour l'auto-annihilation. Par le déracinement complet du désir, à travers ses propres efforts conscients, le Bouddha pensa que l'être humain peut atteindre le royaume de Paix et de Béatitude, le Nibbana. Le Bouddha mit l'accent sur la souffrance, mais donna aussi les moyens de s'en libérer. Il diagnostiqua la maladie, mais y donna le remède pratique qu'est l'adoption de la Voie octuple. Il dit «Ceci est le sommet de mon enseignement: la souffrance et la libération de la souffrance».

(3) Selon la doctrine d'anatta, il n'existe pas dans l'homme une entité vivante immuable, nommée le

«Soi» ou «l'âme». Ce que l'on appelle le soi, le «je» est forgé par l'accumulation d'un certain nombre de groupes d'attachement, tels que le corps, la sensation, la perception, les activités intentionnelles, la conscience? A titre d'exemple, le mot «maison»

désigne en réalité une masse d'éléments (bois, pierres...) arrangées d'une certaine façon, et occupant un espace d'une forme particulière, mais dans un sens absolu, une maison n'existe pas en tant que «soi». Ainsi, les mots «entité vivante» et

«ego» existent, mais se rapportent aux cinq groupes d'attachement. Le Bouddha n'a pas enseigné qu'il existe une âme individuelle indépendamment du corps et du mental.

L'intérêt d'une telle compréhension réside dans la diminution de l'attachement envers les objets matériels, les concepts mentaux et l'existence sensorielle en général,

évitant ainsi des peines et de la souffrance inutile.

 

………………..ORIGINE DEPENDANTE………………..

Le point central dans l’enseignement bouddhiste est qu’il n’existe rien qui soit indépendant d’autre chose. Rien ne peut apparaître de lui-même, indépendamment de tout. A titre d’exemple, une chandelle brille par le biais d’une mèche, et cell-ci s’allume grâce à l’oxygène, la température etc… De même, la mèche est issue de fils de conton joints et enroulés et l’oxygène est une combinaison d’éléments.

«Origine de dépendante» signifie qu’il y a une cause à la base de l’existence d’une chose. A ce propos, voici ces simples exemples: des nuages tombe la pluie; de la pluie le sentier devient glissant: sur ce sentier une personne tombe. De sa chute résulte un dommage subi par la personne. S’il n’y a pas de nuages, la pluie ne peut se produire; si la pluie ne tombe pas, le sentier ne sera pas glissant; si le sentier n’est pas glissant, la chute ne se produira pas. Toutes les sciences connues s’accordent sur la validité de ce processus. En botanique à titre d’exemple, une plante qui pousse dépend (dans son processus de germination) de l’engrais nécessaire etc… En physique, une machine dépend (pour fonctionner) du carburant, du feu, du charbon etc…

En outre, il ne peut y avoir une cause première; car toute cause devient effet et tout effet devient une cause. C’est pour quoi l’idée de Cause Première est inconcevable. Dans ce sens, Bertrand Russel a dit: «Nul besoin de supposer une Cause Première; un tel raisonnement relève de la pauvreté de notre imagination.» La vie est un courant infini alimenté par les eaux boueuses de désirs impérieux, d’avidité et de concupiscence. Il est en effet difficile de voir à toutes choses un début et encore plus difficile d’y voir une fin. L’éternité est un concept qui défie virtuellement l’imagination. La connaissance croît dans la mensure de notre compréhension correcte. Le grand exégète bouddhiste Buddhaghosa écrivit: «L’origine dépendante est profonde à tel point qu’il est plus facile d’explorer l’océan que de l’expliquer. Elle explique le cycle des vies et la façon dont l’homme accumule le Kamma et reprend naissance dans la roue de l’existence, la roue de retout à douze rayons représentant les douze liens du processus causal:

(1-2) Apparition d’activités intentionnelles,

dépendantes de l’ignorance.

(3) Apparition de conscience dépendante des activités précitées.

(4) Apparition de phénomènes mentaux et physiques dépendants de cette conscience.

(5) Apparition des six sens dépendants des phénomènes mentaux et physiques.

(6) Apparition du contact dépendant des six sens sensoriels et mentaux.

(7) Apparition de sensation dépendante du contact.

(8) Apparition du désir impérieux dépendant de la sensation

(9) Apparition de l’attachement dépendant du désir impérieux.

(10) Apparition du processus de retour dépendant de l’attachement.

(11) Apparition de la naissance dépendante du processus de retour.

(12) Apparition de la décadence, la mort, la détresse, la lamentation, la peine, le chagrin et le désespoir,

dépendants de la naissance. Voilà l’apparition de cette somme de souffrance.

Ainsi s’explique le phénomène de vies passées, présentes et futures. Toutes sortes d’actions mixtes accomplies dans une vie passée se nomment «vie active». De ce fait un lien s’établit entre la vie passée et le présent,

réalisé par la conscience, le mental, le phénomène physique, les six sens et le contact. Du contact avec les objets des sens relèvent des sentiments agréables, désagréables ou neutres. Après la naissance, les sentiments subséquents

mènent à l’attachement, et ce dernier prépare le chemin vers une future renaissance. Cette séquence peut se diviser en trois sections: action passée et effet présent; action présente et effet présent; action présente et effet futur.

Selon la théorie «d’origine dépendante», une fois présent, un lien entraîne la présence des onze autres. A ce procédé, le nom de «chaîne causale» est parfaitement approprié. Mais, tel une roue ordinaire touchant le sol en un point précis, ainsi cette Roue à douze rayons heurte le cours de notre vie en ce monde. Chacun des douze liens est indispensable pour le maintien de l’ensemble, comme une roue qui ne peut se maintenir si l’un de ses rayons cède. Nous devrions certes faire en sorte que le point de

méditation provoque l’effondrement de la Roue de Retour. En rompant l’un de ses rayons, les autres rayons de la Roue s’écrasent. Les rayons les moins difficiles à briser sont le premier (celui de l’ignorance) et le septième (de la sensation)

 

………………..NIBBANA………………..

Le but de la vie bouddhiste c’est le Nibbâna (en sanscrit: Nirvana) Le Bouddha dit: «Le Nibbâna est la suprême béatitude». Par conséquent, l’objectif ultime pour le Bouddhisme est de l’atteindre. De nombreux ouvrages tentent de définir cet état sublime. Mais il s’avère préférable de dire que le Nibbâna est quelque chose que l’on réalise à l’intérieur de soi-même, au lieu de le décrire et expliquer. Car aucune logique ne peut le saisir puisqu’il dépasse tout état relatif au monde.

Le mot Nibbâna signifie littéralement «extinction» (comme une flamme qui s’éteint par le vent). Il s’agit de la cessation du processus de continuité quant à l’être. Il est au-delà du «temps». Une fois atteint, on obtient la paix du mental déjà ici-bas, dans cette vie même, rompant par là même le cycle de renaissances. Il est la libération, la Délivrance et la Cessation de la Détresse. Lorsque l’on interoge le Bouddha sur la définition du Nibbâna, il répondit: «Aucune mesure ne le mesure, celui qui a atteint le but! Par quelle mesure l’incommensurable est-il mesuré? Et, aucun mot n’explique l’inexplicable»

Qu’advient-il à quiconque réalise le Nibbâna quand il quitte cette vie? Selon le Bouddhisme, aucune partie de l’individu ne peut-être identifiée comme étant le «Soi» ou

«l’âme». Il s’ensuit qu’on ne peut pas parler d’annihilation finale. En Occident, nombreux sont ceux qui admettent les théories de Platon soutenant qu’il est question d’âme consciente, immuable et immortelle. Ce point de vue correspond à celui d’atman dans l’Hindouisme, que le bouddhisme rejette.

Nibbâna, le but selon le Bouddhisme, correspond au salut, à la différence près que celui-ci n’est pas atteint par l’agencement de quelqu’un d’autre que le sujet lui-même, ou d’un être extérieur, mais grâce aux efforts du sujet. S’il est atteint au cours de cette vie, on l’appelle «Nibbâna avec agrégats». Après la mort, il se nomme «Nibbâna sans agrégats». Cela, répétons-le, est réalisable en soi-même et par soi-même.

 


Date de création : 27/10/2010 @ 17:18
Dernière modification : 27/05/2011 @ 23:07
Catégorie : "Rien à comprendre"
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Chez "Michto"
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Sacs à dos, Tahiti
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Fernand sing
at Tate Britain, London
 
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William Blake,
253th Birtday Anniversary
 
 
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Les disques
Ode to William blake Volume 2
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Ode to William Blake Volume 1
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Rien à comprendre


Rien à comprendre  

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Le coffret Ode to Willam Blake+ le disque Rien à comprendre (25€ frais de port inclus)

Petites réflexions

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Interview :

 Old man look at my life,
I'm a lot like you were. (N. Young)

 

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