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gysample.gifTOME 2 - 17-Mary

 

17-  Mary

 

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MARY 



Sweet Mary, the first time she ever was there,
Came into the ball-room among the fair;
The young men and maidens around her throng,
And these are the words upon every tongue; 


`An Angel is here from the heavenly climes,
Or again does return the golden times;
Her eyes outshine every brilliant ray,
She opens her lips--'tis the Month of May.' 


Mary moves in soft beauty and conscious delight,
To augment with sweet smiles all the joys of the night,
Nor once blushes to own to the rest of the fair
That sweet Love and Beauty are worthy our care. 

 

In the morning the villagers rose with delight,
And repeated with pleasure the joys of the night,
And Mary arose among friends to be free,
But no friend from henceforward thou, Mary, shalt see. 


Some said she was proud, some call'd her a whore,
And some, when she passèd by, shut to the door;
A damp cold came o'er her, her blushes all fled;
Her lilies and roses are blighted and shed. 

`O, why was I born with a different face?
Why was I not born like this envious race?
Why did Heaven adorn me with bountiful hand,
And then set me down in an envious land? 


`To be weak as a lamb and smooth as a dove,
And not to raise envy, is call'd Christian love;
But if you raise envy your merit's to blame
For planting such spite in the weak and the tame. 

`I will humble my beauty, I will not dress fine,
I will keep from the ball, and my eyes shall not shine;
And if any girl's lover forsakes her for me
I'll refuse him my hand, and from envy be free.' 
        

She went out in morning attir'd plain and neat;
`Proud Mary's gone mad,' said the child in the street;
She went out in morning in plain neat attire,
And came home in evening bespatter'd with mire. 

She trembled and wept, sitting on the bedside,
She forgot it was night, and she trembled and cried;
She forgot it was night, she forgot it was morn,
Her soft memory imprinted with faces of scorn; 

With faces of scorn and with eyes of disdain,
Like foul fiends inhabiting Mary's mild brain;
She remembers no face like the Human Divine,
All faces have envy, sweet Mary, but thine; 

And thine is a face of sweet love in despair,
And thine is a face of mild sorrow and care, 
And thine is a face of wild terror and fear
That shall never be quiet till laid on its bier.

 

 

 

 

 

 



From: William Blake: The Pickering Manuscript. (circa 1803).

 

 

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The Pickering Manuscript,
c. 1807 (Morgan Library and Museum): electronic edition
http://www.blakearchive.org/exist/blake/archive/copy.xq?copyid=bb126.1&java=no

Dates are the probable dates of composition.
An intriguing glimpse of the Pickering Manuscript poems surfaces on 16 August 1803, the month before Blake's return to London after three years in Felpham, Sussex. The increasingly miserable artist-in-residence for William Hayley writes his London friend and patron Thomas Butts a letter that attempts to give some "Picture of my Present state I pray God to keep you & all men from it & to deliver me in his own good time." Blake's verbal self-portrait culminates in three stanzas that open with an exclamatory couplet: "O why was I born with a different face / Why was I not born like the rest of my race" (Erdman pages 733-34).
Un aperçu fascinant des poèmes manuscrits surfaces Pickering le 16 Août 1803, le mois avant le retour de Blake à Londres après trois ans de Felpham, Sussex. L'artiste en résidence de plus en plus misérable de William Hayley écrit son ami et patron Londres Thomas Butts une lettre qui vise à donner une "image de mon état actuel, je prie Dieu de vous et tous les hommes à garder de lui et me livrer à sa propre bon moment. "Verbal autoportrait de Blake aboutit à trois strophes qui s'ouvrent avec un couplet exclamative: «O pourquoi suis-je né avec un visage différent / Pourquoi suis-je pas né comme le reste de ma course" 
He varied that couplet only slightly in the separate poem "Mary," which may have been composed around the same time. At some point he copied "Mary" neatly into a 22-page manuscript with nine other poems, seven known from no other source. Not earlier than 1802, probably after the abandonment of the quarto Ballads project in 1805 (see Blake's letter to William Hayley, 22 January 1805, Erdman pages 762-63), Blake reutilized paper that had been used in Hayley's Designs to a Series of Ballads, 1802 (to which Blake had contributed engraved illustrations), trimmed off Hayley's printed texts (and with them the 1802 watermark), and on the spacious inside margins wrote out the ten poems that constitute the Pickering Manuscript—named after B. M. Pickering (1836-1878), one of its several nineteenth century owners.

Le couplet ne varie que légèrement dans le poème séparé "Marie", qui peut avoir été composé à la même époque. À un certain moment il a copié "Marie" parfaitement dans un manuscrit de 22 pages avec neuf autres poèmes, sept connues d'aucune autre source. Pas plus tôt que 1802, probablement après l'abandon du projet de Ballads quarto en 1805 (voir la lettre de Blake William Hayley, le 22 Janvier 1805 pages Erdman 762-63), Blake papier qui avait été utilisé dans les conceptions de Hayley à une série de ballades réutilisée , 1802 (à laquelle Blake avait contribué illustrations gravées), rogné les textes imprimés de Hayley (et avec eux le filigrane 1802), et sur le spacieux à l'intérieur des marges écrit les dix poèmes qui constituent le Pickering Manuscrit-nommés d'après BM Pickering (1836- 1878), un de ses nombreux propriétaires du XIXe siècle.
 

 

 

 

 

 

Douce Mary, la première fois qu'elle est venue ici
Entré dans la salle de bal parmis les belles;
jeunes hommes et les jeunes filles se pressent autour d'elle,
Et voici les mots qui sont sur chaque langue:

"Un ange est venu des cieux célestes,
A moins que ce ne soit le nouvel Age d'Or;
Ses yeux éclipsent tout rayon de lumière,
Elle ouvre ses lèvres, c’est  le mois de mai.

Mary se déplace en douce beauté et joie consciente,
ses doux sourires augmentant toutes les joies de lanuit,
sans rougir une fois de posséder en présence des autres belles
Cet amour doux et beauté sont dignes qu’on s’en occupe .

Dans la matinée, les villageois se lèvent joyeusement,
Pour recommencer avec plaisir les joies de la nuit,
Marie pensa être libre parmi ses amis,
Mais aucun ami pour toi désormais, Marie, vois-tu.

Certains ont dit qu'elle était fière, certains l’ont appelé  pute,
Et d’autres ont fermé la porte sur son passage;
Un froid humide est venu sur elle, elle rougit tous fuient;
Ses lys et des roses sont fanées et moururent.

«O, pourquoi suis-je née avec un visage différent?
Pourquoi ne suis-je pas né comme cette race d’envieux?
Pourquoi le Ciel m’a-t-il orné d’une main généreuse,
Avant de m’envoyer sur cette terre d’envie.   

«Pour être faible comme un agneau et lisse comme une colombe,
Et de ne pas soulever l'envie, est appelé amour chrétien;
Mais si vous augmentez l’envie votre mérite est à blâmer
Pour la plantation telle dépit de la faiblesse et de l'apprivoiser.

«Je vais humble ma beauté, je ne vais pas m'habiller bien,
Je vais continuer le bal, et mes yeux ne brilleront plus;
Et si l'amant de sa toute jeune fille abandonne pour moi
Je vais lui refuser ma main, et de l'envie être libre.

"Elle sortit dans la matinée vétue simple et soignée;
«Mary la fière est devenue folle, dit l'enfant dans la rue;
Elle sortit le matin en tenue ordinaire et soignée,
Et il est venu à la maison en soirée éclaboussée de boue.

Elle tremblait et pleurait, assis sur le lit,
Elle a oublié qu'il faisait nuit, et elle tremblait et pleurait;
Elle a oublié qu'il faisait nuit, elle a oublié que c'était matin,
Sa mémoire souple imprimée avec des visages de mépris;

Avec ces visages de mépris et ces yeux dédaigneux,
Comme démons immondes habitent cérébrale légère de Marie
Elle se souvient pas de visage comme le Divin Humain;
Tous les visages ont l'envie, la douce Mary, mais la tienne;

Et c'est à toi qu'appartiennent le visage de l'amour et de désespoir,
Et c'est à toi qu'appartiennent le visage de la douleur et des soins doux,
Et c'est à toi qu'appartiennent le visage de la terreur sauvage et la peur
Qui ne sera jamais tranquille jusqu'à posé sur son cercueil

 

 

 

 

 

 

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Mary Wollstonecraft

tout le monde n'est pas d'accord à penser que ce poème lui est dédié. quelques recherches à faire ..........

     Mary Wollstonecraft amie de Blake, sa position pour le droit des femmes est révolutionnaire et d'avant garde à son époque:
     Elle y avance l'idée que si les femmes paraissent inférieures aux hommes, c'est là une injustice non pas liée à la nature mais résultant du manque d'éducation
     appropriée auquel elles se trouvent soumises.

 

 

 

 

 

 

The poems may have been composed from about 1800 through perhaps 1804 (see Bentley, Blake Books pages 341-42). In the final manuscript version, the clarity and formality of the hand, the neatness and uniformity of the arrangement, the scarcity of changes, and even the number of poems tantalizingly suggest a specific occasion for the collection. But there are no designs, no title page, and no concrete evidence to indicate whether Blake intended some form of publication or, perhaps, as David Erdman suggests, made the collection for a friend or patron (Erdman page 859n). If so, that friend or patron never received it. It remained with Blake's wife Catherine after his death in 1827. The poems were not published until 1866—the year Pickering bought the manuscript—in Songs of Innocence and Experience, with Other Poems, edited by R. H. Shepherd.
In attempts to capture the character of the collection in a title, it has also been called the Ballads Manuscript (Bentley) and the Auguries Manuscript (Johnson and Grant). Its sometimes ballad-like poems range in length from sixteen lines in four stanzas reminiscent of the Songs of Innocence and of Experience ("The Smile") to one undivided sequence of 132 aphoristic lines ("Auguries of Innocence"), with the other poems at various lengths in between. All have, in one way or another, strong precedents in earlier work—characteristic subject matter, ideology, and attitude; ballad- and hymn-like structures built upon characteristic rhythms, rhymes, and repetitions; a striking penchant (and talent) for aphorism and invented proverb; and strong ironies in strange mixtures of story and saying, among other familiar traits. No one who has read the Songs and the Proverbs of Hell in The Marriage of Heaven and Hell will fail to recognize the poetic neighborhood of the Pickering Manuscript as Blake's.
But he must have sensed that these were ten instances of particularly masterful—refined, powerful, compelling, inspired—poetry underwritten by an increasingly codified mythology. Thus one of the most elegant and memorable narratives of the Pickering group, "The Mental Traveller," is the kind of poem that has helped give Blake the reputation of an artist who "must Create a System, or be enslav'd by another Mans" (as his hero Los says in Jerusalem plate 10, Erdman page 153). Like some other poems in the group, "The Mental Traveller" comes across as a module that Blake could easily have slipped into his more extended mythopoeic ventures. It encapsulates with extraordinary concision a smooth, dark core of Blake's storytelling: "She lives upon his shrieks & cries / And She grows young as he grows old" (object 3). Like most of the poems in this grouping, "The Mental Traveller" is sharp but enigmatic, as if it can simultaneously know precisely what it is about but remain baffling to readers who want to crack its code.
Then again, the manuscript also beckons to readers (and poets, artists, and musicians, because these are among Blake's most influential lines) who want light with their darkness—who prefer their unsparing social insights balanced against hope and healing. This attractive, popular Blake is best represented here in the long aphoristic sequence "Auguries of Innocence," where "under every grief & pine / Runs a joy with silken twine," "Man was made for Joy & Woe," and it is possible "To see a World in a Grain of Sand / And a Heaven in a Wild Flower / Hold Infinity in the palm of your hand / And Eternity in an hour" (object 16). Miraculous acts of imagination can be achieved even in a world where "The Harlots cry from Street to Street / Shall weave Old Englands winding Sheet" (object 18) and "The Babe that weeps the Rod beneath / Writes Revenge in realms of death" 
 

 

 

 

 

 

 

L'univers intellectuel de Mary Wollstonecraft s'élargit grâce aux lectures alimentant ses critiques, et aussi au milieu dans lequel elle évolue : elle participe aux fameux dîners de Samuel Johnson et fréquente des lumières de l'esprit comme Thomas Paine, pamphlétaire radical, et le philosophe William Godwin. Lors de leur première rencontre, Godwin et Mary Wollstonecraft sont particulièrement déçus l'un de l'autre. Godwin était venu pour écouter Paine, mais Mary Wollstonecraft l'assaille toute la soirée, le contredisant sur pratiquement tous les sujets. Le Dr Johnson lui-même, cependant, devient beaucoup plus qu'un ami ; elle le décrit dans ses lettres comme un père et un frère.

À Londres, Mary Wollstonecraft se lie avec l'artiste peintre Henry Fuseli, déjà marié. Elle est, écrit-elle, captivée par son génie, « la noblesse de son âme, cette vivacité de compréhension et cette aimable sympathie ». Elle propose d'entretenir une relation platonique avec Fuseli et sa femme, mais celle-ci est horrifiée et Fuseli met fin à cette liaison. Mary décide alors de se rendre en France pour échapper à son humiliation et participer aux événements révolutionnaires dont elle vient de faire l'apologie dans son A Vindication of the Rights of Woman (1790). Elle venait d'écrire Les Droits des hommes en réponse à la critique conservatrice formulée par Burke sur la Révolution française dans ses Réflexions sur la Révolution de France (1790), ce qui l'avait rendue célèbre du jour au lendemain. On la compare avec des esprits d'avant-garde comme le théologien et pamphlétaire Joseph Priestley ou encore Thomas Paine, dont les Droits des hommes (1791) se révèleront être la réponse à Burke qui recueille le plus d'écho. Elle développe des idées déjà esquissées par Les Droits des hommes (The Rights of Men) dans A Vindication of the Rights of Woman (Défense des droits de la femme), son œuvre la plus célèbre et qui aura le plus d'influence.

 

La France et Gilbert Imlay


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Journée du 10 août 1792, attaque du palais des Tuileries.

Mary Wollstonecraft s'embarque pour Paris en décembre 1792 et y arrive environ un mois avant que Louis XVI ne soit guillotiné. La France est dans la tourmente, Mary cherche la compagnie d'autres Britanniques, comme Helen Maria Williams, et rejoint le cercle des expatriés résidant dans la capitale française. Ayant juste terminé son Rights of Woman, elle est décidée à mettre en œuvre ses idées. C'est dans l'atmosphère intellectuellement stimulante de la Révolution française qu'elle vit une expérience amoureuse intense avec un aventurier américain, Gilbert Imlay. Qu'elle soit ou non désireuse de se marier importe peu, lui ne l'est pas, et il semble qu'elle s'est entichée de sa propre vision idéalisée de cet homme. Alors que, dans Rights of Woman elle rejetait théoriquement la composante sexuelle d'une relation, Imlay sait réveiller ses passions. Elle tombe rapidement enceinte et, le 14 mai 1794, donne naissance à son premier enfant, Fanny, prénom sans doute choisi en mémoire de son amie décédée. Mary est ravie ; elle écrit à une amie : « Ma petite fille commence à téter avec une vigueur si masculine que son père pousse l'effronterie jusqu'à prétendre qu'elle rédigera une seconde partie pour Rights of Woman. »,. Elle continue à écrire pendant sa grossesse et malgré sa nouvelle charge de mère, seule dans un pays étranger et parmi le tumulte grandissant de la Révolution. Alors qu'elle se trouve au Havre, elle met au point une histoire de la jeune révolution, An Historical and Moral View of the French Revolution, qui est publiée à Londres en décembre 1794.

Les tensions politiques avec la France révolutionnaire conduisent la Grande-Bretagne à déclarer la guerre à la France, mettant ainsi en danger les ressortissants britanniques. Afin de protéger Mary, Gilbert Imlay la fait enregistrer en 1793 auprès des autorités françaises comme étant son épouse, bien qu'ils ne soient pas mariés. Certains de ses amis n'ont pas cette chance ; nombreux sont ceux qui, comme Thomas Paine, sont arrêtés et quelques-uns d'entre eux sont même guillotinés. Les sœurs de Mary, mal informées, pensent même qu'elle a été emprisonnée. Après son retour de France, elle continue à se faire appeler Mrs Imlay, même par ses sœurs, afin de légitimer son enfant.

Gilbert Imlay, lassé des contingences domestiques et d'une Mary dont les sentiments se tournent peu à peu vers l'enfant à naître, a fini par la quitter. Il a promis de revenir au Havre pour la naissance du bébé, mais sans nouvelles de lui, elle est persuadée qu'il a trouvé une autre femme. Les lettres qu'elle lui envoie sont pleines de récriminations, révélatrices, selon la plupart des critiques, d'un état dépressif sévère. Certains, cependant, n'y voient que la réaction d'une jeune femme laissée seule avec un enfant au beau milieu d'une révolution.

L'Angleterre et William Godwin

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William Godwin,
huile sur toile de James Northcote, 1802 

À la recherche de son amant, Mary Wollstonecraft retourne à Londres en avril 1795, mais se voit rejetée. En mai, elle tente de se suicider, probablement au laudanum, et c'est Imlay qui la secourt et lui sauve la vie. Cet épisode est assez mal connu et il reste des zones d'ombre quant au rôle exact joué par Imlay. Dans une ultime tentative pour regagner son cœur, Mary part en Scandinavie pour mener des transactions financières destinées à renflouer les finances de son amant. Ce voyage n'est pas sans risques, elle n'est accompagnée que de sa fille, encore toute jeune, et d'une femme de chambre. Elle raconte ses pérégrinations et les réflexions qu'elle lui inspirent dans des lettres adressées à Imlay, dont beaucoup seront publiées en 1796 sous le titre de Lettres écrites en Suède, en Norvège et au Danemark. À son retour en Angleterre, prenant pleinement conscience de l'échec définitif de sa relation avec Gilbert Imlay, elle tente une deuxième fois de se donner la mort, laissant une note qui lui est destinée

« Que ces affronts sommeillent en moi ! Bientôt, très bientôt, je serai en paix. Quand vous recevrez ceci, ma tête brûlante sera froide... Je plongerai dans la Tamise là où il y a le moins de chances qu'on m'arrache à la mort que je recherche. Que Dieu vous bénisse ! Puissiez-vous ne jamais avoir à connaître ce que vous m'avez fait endurer. Si votre sensibilité devait un jour s'éveiller, le remords trouvera son chemin jusqu'à votre cœur ; et, alors que vous serez occupé à vos affaires et au plaisir de vos sens, j'apparaîtrai devant vous, victime de votre dévoiement du droit chemin. »

Elle quitte son domicile par une nuit pluvieuse et « arpente les lieux pendant une demi-heure pour que ses vêtements chargés d'eau deviennent plus lourds », avant de sauter dans la Tamise ; mais un inconnu la voit en train de commettre son geste, lui porte secours et lui sauve la vie. Mary Wollstonecraft voit dans sa tentative un acte profondément rationnel dont elle écrit  : « La seule chose que je doive déplorer, c'est que, alors que l'amertume de la mort était déjà derrière moi, j'ai été inhumainement ramenée à la vie et à la souffrance. Mais une ferme détermination ne doit pas être troublée par la déception ; et je ne permettrai pas non plus que mon acte soit considéré comme une tentative hystérique, car il s'est agi d'un acte de raison, décidé dans le plus grand calme. Sur ce point, je n'ai de comptes à rendre qu'à moi-même. Si je me souciais de ce qu'on nomme la réputation, ce serait pour d'autres choses que celle-là que je mériterais le déshonneur. »

Mary Wollstonecraft retourne peu à peu à la vie littéraire et prend de nouveau part aux activités du cercle animé par l'éditeur Joseph Johnson, collaborant en particulier, par l'intermédiaire de William Godwin, avec Mary Hays, Elizabeth Inchbald et Sarah Siddons. William Godwin commence à lui faire la cour, d'abord discrètement, puis avec de plus en plus de passion[36]. Il a lu ses Lettres écrites de Suède, de Norvège et du Danemark et les complimentera plus tard sans la moindre réserve « si jamais un livre a été conçu pour rendre un homme amoureux de son auteur, il m'apparait clairement que c'est de celui-ci qu'il s'agit. Elle parle de ses chagrins, d'une manière qui nous emplit de mélancolie, et nous fait fondre de tendresse, tout en révélant un génie qui s'impose à notre totale admiration ». Mary tombe enceinte et, pour que l'enfant naisse dans la légitimité, le couple décide de se marier. Cette union révèle au monde que Mary n'a jamais été l'épouse d'Imlay et, du coup, Godwin et elle perdent beaucoup d'amis. De plus, Godwin se voit reprocher de faire fi de ses principes car, dans son traité Political Justice (Justice politique), il avait préconisé l'abolition du mariage.

Après la cérémonie, célébrée le 29 mars 1797, les Godwin partent s'installer dans deux maisons contiguës, connues sous le nom de Polygone (The Polygon), disposition qui assure à chacun son indépendance. Souvent, ils communiquent par lettre, s'invitant même, par ce moyen, à dîner. Emily Sunstein a réuni et publié plusieurs de ces lettres pour retrouver la conversation que menait le couple[39], dont la relation, bien que d'une tragique brièveté, semble avoir été, sur tous les plans, stable et heureuse.

http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/1131150

 

A Vindication of the Rights of Woman est l'un des premiers ouvrage de philosophie feministe.
Mary Wollstonecraft y affirme que les femmes ont droit à une éducation conforme à leur situation dans la société, le rôle qu'elles seraient amenées à jouer devenant encore plus primordial pour la nation. En effet, si elles en éduquent déjà les enfants, au lieu d'être reléguées à la fonction d'« épouses » vivant dans l'ombre de leur mari, elles pourraient devenir de véritables « compagnes »68. D'ornements commercialisables par le mariage, elles obtiendraient la considération qui est due à des êtres humains à part entière, jouissant des mêmes droits que leurs homologues masculins. D'importants passages de Rights of Woman fustigent au vitriol les ouvrages de certains écrivains, James Fordyce et John Gregory par exemple, et aussi un philosophe de l'éducation tel que Jean-Jacques Rousseau, lui qui dénie aux femmes le droit même à l'éducationN 8,69.

Vindication-Mary.jpg


Page de titre de la première édition américaine de A Vindication of the Rights of Woman (1792)
 

Mary Wollstonecraft affirme que de nombreuses femmes sont sottes et superficielles, les traitant « d'épagneuls » et « de jouets »70. La raison de cette infirmité, fait-elle pour autant valoir, n'est pas à chercher dans une déficience naturelle, car elle ne résulte que du déni d'éducation que leur impose les hommes. À ce sujet, elle écrit : « Endoctrinées dès leur enfance à croire que la beauté est le sceptre de la femme, leur esprit prend la forme de leur corps et, enfermé dans cette cage dorée, ne cherche qu'à décorer sa prison ». Elle exprime sa conviction que, sans ces incitations, inculquées dès le plus jeune âge, à se soucier de leur beauté, donc de leur apparence, elles pourraient s'épanouir de façon autrement plus féconde.
Cela dit, bien qu'elle appelle de ses vœux l'égalité des sexes, dans certains domaines, comme celui de la morale, elle n'affirme pas explicitement qu'hommes et femmes sont égaux. Pour elle, cette égalité n'existe vraiment qu'au regard de Dieu, conception qui s'oppose à ses commentaires sur la supériorité de la force et de la bravoure masculine. D'où, par exemple, ce passage à la fois célèbre et ambigu : « Qu'on n'en conclue point que je souhaite inverser l'ordre des choses, j'ai déjà concédé que, de par la constitution de leur corps, les hommes semblent être conçus par la Providence pour atteindre un degré de vertu plus élevé. Je parle collectivement de l'ensemble de leur sexe, mais je ne vois pas l'ombre d'une raison de conclure que leurs vertus doivent différer, eu égard à leur nature. En effet, comment le pourraient-elles, si la vertu ne se présente que sous une norme éternelle ? Je dois donc, si je raisonne conséquemment, soutenir qu'elles ont une même et simple orientation, et cela avec la même vigueur que je soutiens qu'existe un Dieu. », Ses déclarations ambiguës sur l'égalité des sexes font qu'il est difficile de la classer comme une féministe moderne, d'autant que ni le mot ni le concept n'existaient à son époque76.
L'une des critiques les plus acerbes qu'adresse Mary Wollstonecraft dans Rights of Woman concerne l'excès de fausse sensibilité qui affligent les femmes. Celles qui y succombent se trouvent, dans l'instant, « emportées par chaque bouffée de sentiment » et, devenant ainsi « la proie de leurs sens », ne peuvent penser rationnellement. En fait, ces femmes sont une nuisance pour elles-mêmes et pour la civilisation tout entière, qu'elles ne peuvent contribuer à affiner et restent susceptibles de détruire. Raison et sentiment ne devraient pas agir indépendamment, mais travailler de concert.
Au-delà des généralités philosophiques, elle élabore un plan spécifique pour l'éducation nationale, en opposition à celui qu'a conçu Talleyrand pour la France. Dans le chapitre 12, « Sur l'éducation nationale », elle propose que tous les enfants soient envoyés dans une Country Day SchoolN , tout en recevant une certaine éducation chez eux « pour leur inspirer un amour du foyer et des plaisirs domestiques ». Elle soutient également que les études devraient être mixtes, faisant valoir que les hommes et les femmes, dont le mariage est « le ciment de la société », devraient être « éduqués sur le même modèle ».
Mary Wollstonecraft dédie son ouvrage à la classe moyenne qu'elle décrit comme « l'état le plus naturel » et, en effet, par de nombreux aspects, Rights of Woman est imprégné d'une vision bourgeoise du monde. Il prêche les valeurs de la modestie et du travail, fustigeant par la même occasion l'oisiveté de l'aristocratie. Pour autant, Mary Wollstonecraft ne se présente pas en amie des pauvres, pour lesquels elle recommande qu'après l'âge de neuf ans, à l'exception des enfants particulièrement brillants, ils soient séparés des riches et envoyés dans d'autres établissements.
Romans

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mary_Wollstonecraft

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Née le 27 avril 1759 à Londres, et morte le 10 septembre 1797 à Londres, maîtresse d'école, femme de lettres, philosophe et féministe anglaise.*

 

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Au cours de sa brève carrière, elle écrit des romans, des traités, un récit de voyage, une histoire de la Révolution française et un livre pour enfants. Elle est surtout connue pour son pamphlet contre la société patriarcale de son temps,  Défense des droits de la femme.  
Elle y avance l'idée que si les femmes paraissent inférieures aux hommes, c'est là une injustice non pas liée à la nature mais résultant du manque d'éducation appropriée auquel elles se trouvent soumises. Pour elle, hommes et femmes sans distinction méritent d'être traités en êtres rationnels, ce qui implique que l'ordre social soit fondé sur la raison. 

 Pour le grand public et, plus particulièrement, pour les féministes, la vie de Mary Wollstonecraft attire plus l'attention que son œuvre. En effet, ses relations sentimentales, souvent tumultueuses, n'ont que rarement été conformes aux conventions.

Naissance : 27 avril 1759, Spitalfields, Royaume-Uni
Décès : 10 septembre 1797, Londres, Royaume-Uni
Conjoint : William Godwin (m. 1797–1797)
Parents : Edward John Wollstonecraft, Elizabeth Dixon
Enfants : Mary Shelley, Fanny Imlay

 

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Young Girl Reading de Otto Scholderer, en 1883.

 

 Après la mort de Fanny Blood, les amis de Mary Wollstonecraft l'aident à obtenir une place de gouvernante en Irlande, auprès des filles d'une famille anglo-irlandaise, les Kingsborough. Travailler pour Lady Kingsborough s'avère difficile, mais les enfants ont trouvé un mentor qui sait leur ouvrir l'esprit ; Margaret King dira plus tard qu'elle « avait libéré son esprit de toutes les superstitions ». Quelques-unes des épreuves vécues par Mary au cours de cette année-là se retrouvent dans son seul livre pour enfants, Original Stories from Real Life (« Histoires vraies tirées de la vie réelle » (1788).

Frustrée par les limitations imposées aux femmes de bonne famille mais pauvres qui souhaitent travailler — embarras qu'elle dénonce avec éloquence dans le chapitre de Pensées sur l'éducation des filles intitulé « Situation malheureuse des personnes de sexe féminin, ayant reçu une bonne éducation et laissées sans fortune » — elle décide, après avoir passé une seule année comme gouvernante, de se lancer dans la carrière littéraire. C'est-là un choix radical, bien peu de femmes parvenant à vivre de leur plume. Elle écrit à sa sœur Everina, en 1787, qu'elle s'efforce de devenir « la première d'un nouveau genre ». Elle déménage à Londres et, avec l'aide de Joseph Johnson, éditeur aux idées libérales, elle trouve un domicile où travailler et gagner sa vie. Elle apprend le français et l'allemand, et fait des traductions[18], en particulier des ouvrages De l'importance des opinions religieuses de Jacques Necker et Éléments de moralité, à l'usage des enfants de Christian Gotthilf Salzmann. Elle publie également des critiques littéraires, portant essentiellement sur des romans, pour le compte du périodique de Johnson, The Analytical Review.

Après deux aventures malheureuses, l'une avec Henry Fuseli et l'autre avec Gilbert Imlay (dont elle eut une fille, Fanny Imlay), elle épouse le philosophe William Godwin, l'un des pères du mouvement anarchiste. Elle meurt à l'âge de trente-huit ans, dix jours après la naissance de sa deuxième fille, laissant plusieurs manuscrits inachevés. Sa seconde fille, Mary Wollstonecraft Godwin, deviendra plus tard célèbre sous le nom de Mary Shelley pour avoir, entre autres, écrit Frankenstein.

Après la mort de son épouse, William Godwin publie Memoirs of the Author of A Vindication of the Rights of Woman (« Souvenirs de l'auteur de la Défense des droits de la femme »). Ce livre révèle au public le style de vie peu orthodoxe de son épouse et, du même coup et sans malice, met à bas la réputation de l'auteur pour près d'un siècle. Toutefois, avec l'émergence dumouvement féministe au tournant du XXe siècle, la promotion de l'égalité des femmes et les critiques de la féminité conventionnelle, Mary Wollstonecraft prend de plus en plus d'importance. Aujourd'hui, elle apparaît comme l'une des fondatrices de la philosophie féministe, et sa vie, tout comme son œuvre, sont désormais reconnues par les féministes avec la considération que mérite leur influence.

« La première d'un nouveau genre »

 

Quelques extraits de « Défense des droits de la femme ».

Persuader les femmes
« Je souhaite persuader les femmes d'essayer d'acquérir la force physique et morale ; je souhaite les convaincre que les mots doux, un cœur sensible, des sentiments délicats et un goût raffiné sont à peu de chose près synonymes de faiblesse et que ces êtres qui ne sont que des objets de pitié et, de la sorte, d'amour, deviendront bientôt des objets de mépris. »

Sur la royauté :
« Rien ne peut faire apparaître la royauté sous un jour plus méprisable que les divers crimes par lesquels les hommes ont accédé au trône. De viles intrigues, des crimes contre nature et tous les vices qui dégradent l'homme ont été les étapes vers cet honneur suprême, et pourtant des milliers d'hommes ont, par indolence laissé les membres inertes des descendants de ces monstres rapaces reposer paisiblement sur leurs trônes ensanglantés ».

Sur l'armée :
« Une armée de métier, par exemple est incompatible avec la liberté parce la subordination et la sévérité sont les véritables nerfs de la discipline militaire et que le despotisme est nécessaire pour donner de la force aux entreprises dirigées par une seule volonté. »

Sur l'armée et... les femmes
« Les armées de métier ne peuvent jamais être constituées d'hommes résolus et robustes ; elles peuvent être des machines bien disciplinées, mais on y verra très rarement des hommes en proie à de fortes passions ou à des facultés très rigoureuses. Quant à la profondeur de l'intelligence, je me risquerais à affirmer qu'elle est aussi rare dans l'armée que chez les femmes; et je maintiens que la cause en est la même. »

                 Mary_Wollstonecraft-3.jpg

 

OrigStoriesBlake.jpg

Frontispice de l'édition de 1791, Original Stories from Real Life (gravure de William Blake).

 

 

 

 

Mary Shelley, née Mary Wollstonecraft Godwin
le 30 août 1797 à Somers Town, un faubourg de Londres (aujourd'hui dans le district de Camden), et morte le 1er février 1851 à Belgravia (Londres), est une femme de lettres anglaise, romancière, nouvelliste, dramaturge, essayiste, biographe et auteure de récits de voyage. Elle est surtout connue pour son roman Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Fille de la philosophe féministe Mary Wollstonecraft et de l'écrivain politique William Godwin, elle perd sa mère alors qu'elle-même n'est âgée que de onze jours. Son père se remarie quatre ans plus tard. Il offre à sa fille une éducation riche et l'encourage à adhérer à ses théories politiques libérales. En 1814, Mary Godwin entame une liaison avec un homme marié, partisan de son père, Percy Bysshe Shelley. Accompagné de Claire Clairmont, la fille de la belle-mère de Mary, le couple voyage à travers l'Europe. Au cours des deux années qui suivent, Mary et Percy affrontent un endettement permanent et la mort de leur fille. Ils se marient en 1816, après le suicide de la première épouse de Percy.

En 1816, lors d'un séjour près de Genève, Mary (devenue Mary Shelley) écrit son premier roman, Frankenstein. 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mary_Shelley

Brouillon de Frankenstein
(« Ce fut par une sinistre nuit de novembre que je parvins à mettre un terme à mes travaux… »)

Le portrait de Mary Shelley par Reginald Easton a probablement été peint d’après son masque mortuaire (c. 1857)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 05/11/2013 @ 13:14
Dernière modification : 14/02/2016 @ 18:02
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